Le Caule Sainte Beuve est une commune de Seine Maritime d'un peu moins de 500 habitants.
Située à l'orée de la forêt domaniale d'Eu, elle naît de la réunification de différents hameaux et lieux-dits. En effet, l'ancienne commune des Ventes Mésengères est rattachée au Caule en 1822 : la commune devient alors Le-Caule-les-Ventes. Puis c'est en 1824 que la commune prend son nom actuel en rattachant Sainte-Beuve-aux-Champs, toute petite commune sitée juste à l'est. Le nom du village a la même origine que le terme forestier "chablis". Il désigne le bois abattu dans la forêt par le vent ou l'orage.
Le territoire s'étend sur 1644 hectares dont 465 hectares occupés par la forêt.
La commune du Caule compte aujourd'hui plusieurs édifices, notamment religieux, qui sont les témoins de l'histoire de la commune. On y compte pas moins de trois églises et quatre calvaires.
Tout comme la forêt d'Eu, la commune du Caule est marquée par l'histoire du 19ème siècle. Au cours de ce siècle, cette partie du département a été aménagée pour accueillir les parties de chasse de la famille royale qui logeait au château d'Eu. Vestige de ce temps, la maison forestière de Penthièvre, datant de 1881, est la propriété de la commune. Actuellement en cours de rénovation, cette maison fera un gîte de campagne très agréable et imprégné de l'histoire de la région.
En se promenant sur le lieu-dit de Sainte-Beuve-aux-Champs, il faut s'arrêter devant la chapelle Saint Barthélémy. Outre l'architecture de la chapelle également en cours de rénovation, arrêtons nous à l'extérieur, à droite du portillon. Une stèle en pierre avec des inscriptions y est installée. Nous sommes le 31 mai 1940. Un avion allié, le "Léo 45", s'écrase après avoir été bombardé avec à son bord trois soldats dont le sergent Pierre Dauge, sergent radio. Son corps déposé dans la chapelle, Pierre Dauge est le seul à décéder ce jour-là. La stèle érigée sur la route du Sergent Dauge nous rappelle ce bout d'histoire au quotidien.